le Manipularium

Fabrique de culture des arts de la marionnette en sud Île-de-France

Compagnie

Les résidences d'artistes

Le « Manipularium » met en place un programme d'accueil en résidence de création et d’accompagnement des marionnettistes professionnels, conventionné par le ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), le conseil régional d'Île-de-France, avec le soutien de nos partenaires institutionnels territoriaux en Essonne.

En 2017/2018 nous accueillons

Luc Tartar, auteur dramatique, romancier, a été boursier du Ministère de la Culture, du CNL, de la région Ile-de-France et de l'association Beaumarchais-SACD.

Il est l’auteur de deux romans, d’un journal et d’une trentaine de pièces de théâtre (Editions Lansman, Théâtrales, Espaces 34), parmi lesquelles S’embrasent, Roulez jeunesse !, Les yeux d’Anna, En découdre, Ayam, Mutin !, Nathan Nathan, Trouver Grâce…

Ses pièces sont régulièrement jouées en France et à l’étranger.

En 2016 – 2017, S’embrasent est joué au théâtre Paris-Villette (mise en scène d’Eric Jean, Théâtre Bluff), Madame Placard à l’hôpital à la MAL de Laon (Agnès Renaud, compagnie L’Esprit de la Forge), Los ojos de Ana (Les yeux d’Anna) à Buenos Aires et Feuer fangen (S’embrasent) à Berlin.

Luc Tartar mène de nombreux ateliers d’écriture auprès des enfants et des adolescents. Il a notamment animé, pendant trois ans, une résidence numérique auprès de dix classes de Lyon et de sa région, sur le site « la classe.com ».

Ce projet a été finaliste du prix de l’Audace artistique et culturelle 2015.

Luc Tartar est traduit en anglais, allemand, espagnol, serbe, roumain, polonais et persan.

Univers sonore

La compagnie Espace blanc continue d’explorer les territoires de narration au travers d’une dramaturgie sonore.

Ce spectacle comme le précédent fait l’objet d’une création sonore originale en son spatialisé qui occupe une place importante dans notre esthétique. Le son nous intéresse notamment par la capacité qu’il a de toucher l’inconscient ;
il permet d’atteindre le spectateur émotionnellement d’une manière directe et non cérébrale.

Nos recherches sont concentrées sur la sensation d’envelop-pement et d’immersion du spectateur permis par un dispositif d’enceintes positionnées en frontal mais aussi derrière, sur les côtés et au-dessus du public. Grâce à ce système, nous reproduisons une sensation d’écoute très naturelle qui peut aussi se montrer spectaculaire. C’est une manière de faire évaporer le quatrième mur tout en restant dans une configuration de jeu frontale. Par le son, nous agrandissons l’espace scénique en englobant la jauge.

Nous pouvons ainsi travailler sur des ambiances de fond très ténues qui viennent soutenir la dramaturgie.

La recherche sonore s’oriente vers l’utilisation d’ambiances et bruitages qui, à travers le montage, peuvent faire preuve d’une grande musicalité tout en conservant leurs qualités narratives.

Voici quelques exemples de créations sonores de Vincent Munsch : http://vincentmunsch.wixsite.com/sons/djinns

http://nouvoson.radiofrance.fr/musique/le-jardin-des-delices-360

Nous voulons que nos spectacles soient une aventure dramatique, visuelle et sonore.

Compagnie Espace blanc

Cécile Givernet, marionnettiste

Vincent Munsch marionnettiste / créateur sonore

La Cie Espace Blanc a été créée en 2016 sous l’impulsion de Cécile Givernet et Vincent Munsch. Leur première création, Médée la petite, a été présentée en mars 2017 dans le cadre du 17e Festival MARTO !

Leur univers mêle marionnettes, ombres et matériel sonore.

D’un espace blanc, ils font naître des formes poétiques et oniriques où le son, langage drama-turgique à part entière, accompagne leur recherche visuelle. C’est par leur complémentarité qu’ils racontent des histoires. Des histoires qui emplissent l’espace, laissent une empreinte et interrogent la notion de trace.

« Adieu Bert » de  Luc Tartar

« Un champ de bataille, devenu lieu du souvenir, et des galeries de mine désaffectées dans lesquelles errent des fantômes. Ces lieux de mémoire sont entretenus par un couple de vieux gardiens, Rose et "Gueule Cassée", soldat rescapé des combats qui cache ses blessures sous un casque de mobylette. Ici le temps s'est arrêté, à peine troublé par ces disparus qu'on appelle Antonin, William ou Bert, et dont les corps remontent du passé, laissant apparaître à fleur de terre une blague à tabac, une veste ensanglantée ou un mouchoir en dentelle… Un mouchoir… Voilà qui ramène Rose cinquante ans en arrière, au moment où le soldat Gus est fusillé sur ordre de l'état-major pour avoir reculé devant l’ennemi. Chut ! Les morts nous parlent. Qu’est-ce qu’ils ont à nous dire ? ». Présentation de l’auteur /  Estafette-Adieu Bert est à l’origine un diptyque composé de deux textes écrits à quelques mois d’intervalle. (Ed. Lansman)

Note d’intention

Pour son deuxième spectacle, la Cie Espace Blanc souhaite à nouveau se plonger au coeur d’une écriture contemporaine. Une manière pour elle de s’ancrer dans son époque et de défendre le travail des auteurs vivants.

Estafette-Adieu Bert de Luc Tartar pose des questions existentielles. En situant ses person-nages dans le contexte de la guerre, il les pousse au bout d’eux-mêmes.

Chacun réagit à la hauteur de ses moyens, avec ce qu’il est profondément. Rose passe sa vie à réparer la guerre, en essayant de rassembler les ossements de soldats anonymes pour leur donner une identité. Elle panse les plaies d’une guerre qui avait effacé toute identité à des hommes qui, sous l’effet de l’incorporation, sont passés d’individu à corps d’armée. C’est sa manière à elle de lutter contre l’oubli et la déshumanisation. Grâce à elle, ce qui n’est que fragment, ce qui n’est plus que matière, redevient individu.

Patiemment, méticuleusement, elle construit la paix, pour elle, pour le monde, pour Gus.

Ce texte parle de résistance. Pas la résistance des héros ; celle du quotidien, celle de tout le

monde, la résistance des gens modestes qui essayent d’échapper à un destin qu’ils n’ont pas choisi. Gus ne peut pas monter au front, tout son corps le refuse. La machine de guerre est puissante : avant de broyer les chairs, elle détruit les cerveaux. Lorsque Gus se retrouve devant l’ennemi poussé par la folie des décideurs, c’est son corps qui prend le pas. Il n’y a plus de raison, plus de volonté, uniquement un grand cri silencieux qui dit non. Là, les jambes du soldat prennent le pouvoir, elles font demi-tour. Les jambes n’entendent pas les injonctions, ni les menaces, elles ignorent le peloton d’exécution. Les jambes de Gus fuient l’impensable. Cette pièce est un hymne à la résistance silencieuse des sans voix… à la résistance douce ou inconsciente. Un hymne à l’humanité qui transpire en chacun de nous. Quelle que soit l’époque, le lieu, le contexte politique ou économique, il y a des êtres qui souffrent. Pourtant certains, dans un élan de survie, arrivent à s’extraire de leur condition et en sortent grandis.

Compagnie XZART / Michel Rosenmann , Metteur en scène-marionnettiste.

Après des études de Théâtre et de Littérature, il travaille à la mise en scène depuis 1982, tant pour les adultes que pour le jeune public, en France mais aussi en Russie. Il a été l'élève de Jim Henson (le créateur du Muppet show) et de Tadeusz Kantor (un célèbre metteur en scène polonais). De 1990 à 2006 il a été directeur artistique d’une compagnie implantée et depuis 2003 il dirige XZART.

Il a de nombreuses réalisations à son actif. Certains de ses spectacles comme « un petit frère pas comme les autres » ont fait le tour du monde. Il travaille aussi bien dans le domaine de la création contemporaine que dans les registres classiques, aussi bien avec des marionnettes qu’en théâtre dramatique.

C’est ainsi qu’il a pu monter un opéra contemporain avec les Percussions de Strasbourg en utilisant le théâtre d’ombres, Le Malade Imaginaire de Molière en Russie qui mélange des acteurs et des marionnettes ou encore un spectacle jeune public au théâtre de Marionnettes de Shanghai en Chine.

Ses spectacles ont participé à de nombreux festivals à travers le monde.

« The Death of love » - Heavy metal Puppets

Michel Rosenmann a deux passions: les marionnettes qu'il pratique professionnellement depuis 34 ans et le heavy metal qu'il écoute depuis de nombreuses années. Il fallait donc que ces univers se croisent, c'est chose faite à travers THE DEATH OF LOVE.

L'idée vient d'une demande régulière des festivals internationaux auxquels Michel participe, celle d'un spectacle personnel, sans texte, destiné à faire partager son univers.

Si il y a un univers qui fascine le public, c'est bien celui des marionnettes à fils de part son apparente difficulté et de part la dextérité demandée tant pour la conception que pour la manipulation et si il y a une musique qui impressionne c'est bien le heavy metal.

« Forme-moi »

Marionnettes de sable kinétique

& matériaux bruts

C'est l'histoire d'un pingouin qui vit dans un laboratoire.
Un pingouin pour qui la banquise est faite de polystyrène et dont l'échange avec ses congénères passe par une tablette.
Le laboratoire est brillant de propreté, interactif ludique et essaie de reproduire son milieu naturel.

La vie du pingouin passe entre le moment de la tempête artificielle du matin,le poisson décongelé du midi et le sommeil dans un frigo à sa taille. Mais au sein de ce quotidien auquel il s'adapte bien, apparaît le personnage d'un pingouin-squelette qui vient déranger son confort.

Les enjeux de la survie de ce pingouin s'avèrent plus importants qu'on ne le pensait...

Note d'intention

Ce projet est une recherche artistique autour du faux : la fausse banquise, le faux froid, la fausse adaptation, face à l'authentique :
le sable, l'os, l'être vivant. Le titre indique notre envie de travailler autour de matériaux en mouvement, dont la forme peut changer et s'adapter. Le sable kinétique, la mousse de savon, la feuille de plomb, le polystyrène sont mis face i des forces qui vont les modifier : le vent, la main du manipulateur...

C'est l'autre thème de notre création : l'être vivant face à la nécessité de s'adapter à un monde où son environnement naturel est détruit. Nous travaillons sur les forces de tension crées par celui qui forme l'être humain, le progrès technique, l'absence de nature, le marionnettiste et celui qui doit s'adapter ou résister.

En physique, la capacité d'un objet à reprendre sa forme initiale après avoir subi une transformation suite à un choc s'appelle résilience. La psychologie reprend le terme pour l'appliquer à la psychée. Ainsi « F'orme-moi », explorera le thème de la résilience.

Milena Milanova marionnettiste

Se forme à la marionnette à Académie Nationale Supérieure de Théâtre et de Cinéma (NATFIZ) à Sofia.

En 2008 elle suit une année de stage au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique à Paris. Elle y initie sa première mise en scène - le solo marionnettique "Nikotine" d'après
A. Tchekhov. L'année suivante Milena assiste Ludmilla Dabo à la mise en scène du spectacle
« Le Jujement Dernier » d'Odon Von Horvath au CNSAD.

En 2010 Milena se forme à l'Ecole Royale d'Arts Dramatiques (RESAD) à Madrid, où elle apprend la méthode de Jacques Lecoq.

Elle finit son Master 2  en Etudes Théâtrales à Paris 3 en 2012, où elle fait une recherche, dirigée par Eloi Recoing, sur « Le théâtre de la matière ».

Depuis 2011 Milena Milanova a intégré les équipes des compagnies Furiosa, Atelier 313, La Magouille et La Farfalla en France et en Bulgarie en participant dans de différents projets artistiques pluridisciplinaires.

Son solo Nicotine rapporte les prix de plusieurs festivals internationaux et est programmé dans 9 pays d'Europe. Milena donne des stages de manipulation de marionnettes et mène des ateliers d'art dramatique pour des enfants, des adultes et des artistes professionnels.

Son nouveau spectacle « Glace », est une pièce pour enfants avec des marionnettes de glace.
Ce projet a été joué dans le programme officiel du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières en septembre 2015 et dans Les Champs de la Marionnette en 2017.

La musique

La musique prend une place centrale dans cette cr6ation. Elle vient peindre les contours de cette histoire sans paroles. Le compositeur travaille sur des sons qui rendent pr6sents et concrets les espaces fictionnels que nous avons imaginés. Il utilise des microphones, accrochés aux éléments de décor qui captent et produisent du son en direct, en changeant l'effet sonore vis-à-vis de l’état d'âme du personnage. Erwin Toul joue également de la musique en direct.

« De l'aube au crépuscule » (trilogie)

Création fin 2018 début 2019

Compagnie Métaphore

Philippe Calmon / Eveline Houssin

Notre projet s’est construit autour de ce poème de Rudyard Kipling pour raconter une odyssée de la vie. "If" a été le moteur premier et il sera la clé de voûte de notre travail.

Avec ces trois spectacles nous allons emprunter un chemin : celui que suit un individu de la naissance à la mort.

Notes d'intention

Aube pour enfants à partir de 2 ans

Dans ce premier volet, c’est l’éveil à la vie, la découverte de soi dans le petit monde protégé de l’enfance. Nous mettrons en scène la naissance, la découverte du corps et de ses mouvements avec les sensations que cela procure. Autant d’étapes et de chutes nécessaires pour se tenir debout et pouvoir ensuite sortir du cocon familial.

Zénith pour enfants à partir de 5 ans

Dans ce deuxième volet où le corps existe debout, le monde s’agrandit, et il faut trouver sa place. Il faut apprendre à vivre avec soi-même et avec les autres. Nous jouons à être, nous faisons des choix, c’est la période des premières fois, des contradictions et des grandes décisions.

Crépuscule pour tout public

Dans ce troisième volet, nous avons atteint notre maturité, en tout cas nous le croyons. Nous n’osons plus entreprendre car nous avons peur du regard des autres. Accepter que nous pouvons échouer, c’est un préalable à toute avancée et un moyen de développer nos qualités d’homme. C’est un moyen de nous questionner, d’éprouver toujours notre désir et de continuer à rêver l’impossible possible.

Philippe Calmon, baigne dans l’univers du théâtre depuis plus de 25  ans.

Il a commencé sa formation de marionnettiste avec Christian Griffoul puis sa formation de comédien  avec Rosa Ruiz et Luis Jaime-Cortes.  Curieux infatiguable,  depuis  ses  débuts,  il  cherche  et  explore de nouvelles techniques ou de nouvelles pratiques. Il a développé ses connaissances en écriture, en scénographie, en mise en scène, en éclairage, en construction de marionnettes, de masques ou de décors et aujourd’hui en informatique…

En  1995, il créé avec Eveline  Houssin  « La Compagnie Métaphore », qui a aujourd’hui produit plus d'une quinzaine de spectacles. Il en a pour la grande majorité signé les mises en scène, mais également la création des masques, des marionnettes, des  décors,  des  lumières…,  et  il  tient  également le rôle de  comédien  ou de marionnettiste dans nombre d’entre eux.

En parallèle,  il participe aux spectacles d’autres compagnies  en tant que comédien, metteur en scène, marionnettiste ou scénographe : Le Théâtre du Hibou, La Giran- dole, Les Déménageurs Associés, Confidences, Hercub, Daru-Thémpô…

Il s’intéresse à la transmission de ses expériences dans  le cadre d’actions  culturelles  à  destination  du  jeune  public et à la formation d’adultes comédiens dans le cadre de stage sur la marionnette.

Les derniers spectacles qu’il a mis en scène : un diptyque à partir d’oeuvres de Claude Boujon et une adaptation du « Livre de la jungle » d’après Rudyard Kipling.

Eveline Houssin, parallèlement à son travail de marion-nettiste  au  sein  de  La  Boîte  à  Rythme,  obtient  en 1986 une maîtrise de philosophie à Paris XII. Elle a travaillé diverses  formes d’expression théâtrale,  les  techniques  de  « l’Actor’s  Studio »,  le texte avec Rosa  Ruiz,  la  commedia dell’Arte avec Luis Jaime Cortez et à l’école « Théâtre en Actes » de Lucien Marchal, le conte, le clown et pour finir le chant avec Morena Fattorini et à la Manufacture Chanson à Paris.

Elle est co-directrice artistique de la Cie Métaphore créée  en  1995   et   joue   comme   comédienne, marionnettiste ou chanteuse dans la plupart des spectacles de la compagnie.  Elle a signé les mises  en scène de « Mais qui es-tu docteur Jekill ? » et « Histoire du garçon à tête d’éléphant », pour la Compagnie Métaphore, et pour l’association Handicap et Libertés « Les Copains du quartier », « Les Copains d’ailleurs » et « Handy et nous ».

En 2005, elle a suivi une formation d’administratrice de   production, dirigée par Clara Rousseau et travaille depuis à  l’élaboration de projets avec d’autres compagnies théâtrales.

 Daru-Thémpô est soutenu par le Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), le Conseil Régional d’Île-de-France, le Conseil Départemental de l’Essonne, Cœur d'Essonne Agglomération.

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